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lundi, 08 juillet 2013

Pourquoi créer un fichier pour installer une sirène ?

SECURITE CIVILE

 L’alerte est un devoir incontournable de la commune par des techniques adaptées.

 La municipalité doit faire des choix efficaces, sans détours.

Le Dialogue Messipontin prend ce sujet très au sérieux. Nous avons déjà réclamé à plusieurs reprises l’installation d’une sirène sur la commune pour enfin l’équiper du seul moyen d’alerte efficace reconnu par l’administration. 

L’absence de sirène aurait des conséquences aussi dramatiques que l’accident grave est rarissime ! Par nature, l’accident grave ne prévient pas !

La municipalité n'a toujours pas investi dans cet équipement qu’elle défini pourtant comme LE moyen d’alerte dans son document DICRIM (Document Information Communal des Risques Majeurs) de 2009 consultable sur notre blog :         

http://dialoguemessipontin.hautetfort.com/list/securite-c....

La sirène est le meilleur moyen de se faire entendre, les autres techniques sont des moyens supplémentaires.

Pour compenser, face à l’urgence d’une éventuelle distribution des comprimés d’iode, nos élus font le choix de prévenir les foyers par téléphone et mail. Pour ce faire, dans son journal de juin 2013, ils vous demandent de fournir diverses informations sur votre foyer familial.  

La composition du foyer, le N° de téléphone sont des informations utiles, votre adresse mail par exemple le parait nettement moins.

Par cette démarche en apparence sincère mais sans aucun fondement légal, elle contourne la véritable question.

L’alerte téléphonique est un outil complémentaire à l’alarme.

C’est parce l’efficacité de cette méthode est jugée insuffisante que l’état a imposé la sirène comme moyen d’alerte.

En effet, avons-nous toujours notre téléphone à portée de main, les réseaux sont-ils toujours en état ?

L’alerte téléphonique est une technique qui se répand progressivement notamment pour des alertes ciblées, par exemple pour prévenir les agriculteurs des intempéries. Son efficacité limitée vient compléter l’alerte massive par sirène.

L’alerte téléphonique nécessite une logistique adaptée.

L’organisme émetteur, la commune doit recourir à un système d’alerte automatisé capable d’envoyer un message téléphonique à plusieurs centaines de numéros de téléphones, simultanément et en très peu de temps.

Le Conseil Municipal ne nous informe d’aucune démarche et n’a prisaucune décision en ce sens. 

L’alerte par mail peut-elle efficace ?

Tous les habitants disposent-ils d’un ordinateur, sommes nous devant notre appareil à toutes heures du jour et de la nuit ?

Cette technique étonnante, jamais citée dans les solutions d’alerte par l’administration, est encore plus aléatoire que l’appel téléphonique surtout pour diffuser un message d’urgence. 

Les obligations qui accompagnent la création d’un fichier (voir le document CNIL en annexe).

L’article présenté dans Le Messipontin nécessite un complément d’informations précisées par la loi informatique - liberté.

Les fichiers constitués à des fins d’alerte doivent faire l’objet d’une déclaration à la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) mais le conseil municipal n’a pas délibéré pour réaliser cette procédure.

Le public doit être informé de ses droits à l’accès, au retrait, d’opposition, de contrôle de ses propres données…

La participation des habitants à la constitution de ce fichier ne peut être que volontaire. L’article diffusé induit en erreur laissant penser à une obligation « nous vous demandons de bien vouloir remplir le formulaire suivant ».

La loi défend la vie privée. Elle exige la confidentialité absolue du fichier. Elle interdit et condamne fermement son utilisation commerciale ou électorale par les personnels et les élus retenus pour y avoir accès,. Ceux-ci doivent être désignés par avance, sous la responsabilité du Maire.

Le fichier ne pourra être utilisé que pour alerter la population, à l’exclusion de toute autre démarche !

Ce rappel n’est peut-être pas superflu. La municipalité a par le passé réclamé des fichiers d’adhérents auprès d’associations, démarche prohibée entravant la liberté de chacun à adhérer en toute discrétion à l’association de son choix.

Le cas échéant, la municipalité ne pourra pas se dégager de ses responsabilités en la reportant sur la population qui n’aurait pas participé dans entier à la création de ce fichier.

Elle doit enfin prendre la mesure de cette situation et accepter d’investir dans cette sirène tant attendue.

Nous en serions heureux et soulagés.

L'infornation de la CNIL : Communication municipale - CNIL - Commission nationale de l'informatique et des libertés.pdf

16:43 Écrit par Le Dialogue Messipontin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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