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vendredi, 01 juin 2018

Après les dégâts, l'heure des assurances et des experts.

Si la commune a déposé une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle, chaque sinistré doit prendre en main ses démarches pour être indemnisé.

 

INTEMPÉRIES

Après les orages dans la Somme, le temps des démarches

En attendant l’expert, voici les conseils d’un assureur pour ne pas aggraver le sinistre.

Par Gael Rivallain | Publié le 30/05/2018

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Comme ici à Cardonnette, au nord d’Amiens, les jardins ont servi de zone de séchage des biens noyés.

Après les orages… la rage. Dans les villages touchés par les intempéries à répétition, nombre de sinistrés s’exaspèrent de ne pas réussir à joindre leur assurance. «  Le rôle de l’assureur, c’est de vendre un contrat. Mais d’être là aussi dans les mauvais moments, en cas de sinistre  », rappelle pourtant sans détours François Detail, professionnel à Amiens et trésorier de la chambre professionnelle des agents généraux en Hauts-de-France, dont les 300 référencés en Picardie, il est vrai, ne manquent pas de travail en ce moment.

«  Je ne peux que conseiller de s’acharner pour le joindre, par téléphone ou en se rendant directement à l’agence  », encourage l’assureur. En attendant la visite d’un expert, «  il faut tout mettre en œuvre pour éviter que le sinistre s’aggrave. Il s’agit par exemple d’éviter que l’eau stagne ou de couvrir d’une bâche la toiture »., conseille-t-il en tout cas. D’autant que la météo pourrait jouer des siennes dans les jours à venir.

Cinq jours pour prévenir « à partir de la connaissance du sinistre »

L’assuré doit également vérifier ce qui est garanti dans son contrat, souvent différent de ceux de ses voisins. «  Les événements climatiques le sont généralement, mais pas toujours les ruissellements  », illustre ainsi François Detail. Tout en le rappelant : un locataire a l’obligation de s’assurer, mais pas un propriétaire.

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L’assuré doit prendre des photos et recenser le plus précisément possible ses dommages. «  Et ne pas hésiter à faire sécher ce qui peut l’être. Un expert sera toujours capable d’évaluer l’ampleur des dommages, même après avoir été nettoyés  ».

En règle générale, les sinistrés ont entre quatre et cinq jours pour prévenir leur assureur, «  à partir de la connaissance du sinistre. Ce qui peut laisser un peu de temps  », note François Detail. Une précision utile, notamment pour les résidences secondaires.

En cas de déclaration de l’état de catastrophe naturelle, un nouveau délai de 10 jours après publication du texte au Journal officiel est ouvert pour signifier son sinistre. Cet arrêté des pouvoirs publics «  est nécessaire pour permettre aux assurés détenteurs d’une multirisques d’être indemnisés pour les événements naturels d’intensité anormale non assurable  », rappelle la Fédération française de l’assurance (FFA).

Selon un décompte obtenu de la préfecture de la Somme, à la date de jeudi, 13 communes avaient déjà adressé une demande pour un tel classement. Et une quinzaine d’autres avaient sollicité des conseils pour leur dossier. La commission interministérielle ad hoc se réunit une fois par mois, pour examiner les requêtes.

Au total, 82 communes de la Somme ont été impactées par les orages en début de semaine – 29 dans la nuit de dimanche à lundi et 61 dans la nuit de lundi à mardi- sachant que plusieurs comme Beauval, Cardonnette, Huppy ou Pont-de-Metz ont pu être inondées deux fois.

Gaël Rivallain

12:15 Écrit par Le Dialogue Messipontin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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